Réprimé, glorifié, idéalisé, soigné, désiré, puni ou tourné en dérision, le corps a toujours occupé une place centrale au sein des sociétés. Chaque époque a façonné sa propre représentation du corps et sa conception s’est progressivement transformée au fil des siècles : dans l’Antiquité, le corps beau constituait le modèle normatif de référence ; au Moyen Âge, il était simultanément objet de vénération et de souffrance ; tandis qu’à la Renaissance, il est devenu un sujet à disséquer. Cette étude accorde une attention particulière aux corps dits laids, historiquement perçus comme inférieurs aux corps beaux ou réduits à leur simple opposition. Il s’agit de restituer au corps laid une forme d’autonomie, en démontrant qu’il possède en lui-même les qualités nécessaires pour être envisagé à égalité avec le corps beau. Pour mener à bien cette recherche, nous nous appuierons à la fois sur des théories philosophiques et sur l’analyse d’exemples concrets. Le premier chapitre, entièrement consacré à l’approche philosophique, posera les fondements des réflexions développées dans les chapitres suivants. Il servira également de point de comparaison pour évaluer l’application, ou non, de ces concepts aux personnages étudiés. À partir du deuxième chapitre, nous aborderons une diversité de textes appartenant à différents genres littéraires : poèmes épiques, chansons de geste, blasons et contre-blasons, poèmes, recueils de nouvelles et romans. Tous ces textes mettent en scène des personnages massculins et féminins considérés comme laids sur le plan esthétique ou répréhensibles du point de vue moral. Notre analyse couvrira une période temporelle allant des vers 211-277 de l’Iliade d’Homère jusqu’à L’Heptaméron de Marguerite de Navarre, publié à titre posthume en 1558. Pour étudier l’histoire de la laideur, il faut se tourner vers les œuvres d’art, la littérature, les images et les récits, car le laid se manifeste davantage dans l’imaginaire et la représentation que dans la théorie.
Figures littéraires du corps laid entre héritage antique et Renaissance
MARCHIORI, LISA
2024/2025
Abstract
Réprimé, glorifié, idéalisé, soigné, désiré, puni ou tourné en dérision, le corps a toujours occupé une place centrale au sein des sociétés. Chaque époque a façonné sa propre représentation du corps et sa conception s’est progressivement transformée au fil des siècles : dans l’Antiquité, le corps beau constituait le modèle normatif de référence ; au Moyen Âge, il était simultanément objet de vénération et de souffrance ; tandis qu’à la Renaissance, il est devenu un sujet à disséquer. Cette étude accorde une attention particulière aux corps dits laids, historiquement perçus comme inférieurs aux corps beaux ou réduits à leur simple opposition. Il s’agit de restituer au corps laid une forme d’autonomie, en démontrant qu’il possède en lui-même les qualités nécessaires pour être envisagé à égalité avec le corps beau. Pour mener à bien cette recherche, nous nous appuierons à la fois sur des théories philosophiques et sur l’analyse d’exemples concrets. Le premier chapitre, entièrement consacré à l’approche philosophique, posera les fondements des réflexions développées dans les chapitres suivants. Il servira également de point de comparaison pour évaluer l’application, ou non, de ces concepts aux personnages étudiés. À partir du deuxième chapitre, nous aborderons une diversité de textes appartenant à différents genres littéraires : poèmes épiques, chansons de geste, blasons et contre-blasons, poèmes, recueils de nouvelles et romans. Tous ces textes mettent en scène des personnages massculins et féminins considérés comme laids sur le plan esthétique ou répréhensibles du point de vue moral. Notre analyse couvrira une période temporelle allant des vers 211-277 de l’Iliade d’Homère jusqu’à L’Heptaméron de Marguerite de Navarre, publié à titre posthume en 1558. Pour étudier l’histoire de la laideur, il faut se tourner vers les œuvres d’art, la littérature, les images et les récits, car le laid se manifeste davantage dans l’imaginaire et la représentation que dans la théorie.| File | Dimensione | Formato | |
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https://hdl.handle.net/20.500.14247/27607