Ce mémoire propose de mettre en lumière le rôle essentiel de Zacharie Astruc et Edmond Duranty, deux critiques d’art peu étudiés, dans un moment charnière de l’histoire artistique du XIXᵉ siècle : la période où le nouveau courant impressionniste émerge et s’impose progressivement aux côtés du réalisme, gagnant en reconnaissance. À une époque où le Salon, institution vacillante, devient le symptôme d’un art en crise, engourdi par les conventions et soumis à l’académisme, Astruc et Duranty s’attachent à repérer, au sein de la production contemporaine, les signes encore hésitants mais prometteurs d’un art en devenir. Leur critique, loin de se limiter à la description, participe activement à la reconnaissance d’un nouveau regard sur le monde, porté par des artistes que le public peine encore à reconnaître. Dans cette transition, leur posture sensible et réceptive révèle une conception renouvelée de l’art : une peinture moderne, affranchie des normes académiques, plus libre, vivante, attentive à la sensation, à la vérité de la représentation, à la beauté du quotidien. Leurs textes témoignent de l’élan d’une génération en quête d’un langage critique à la mesure des formes nouvelles qui s’imposent. Écrire sur la peinture, pour eux, revient à traduire par les mots ce que l’œil perçoit et ce que l’image ne peut dire seule. Entre littérature et arts visuels s’esquisse ainsi un espace d’échange fécond, où la critique devient le miroir d’une évolution picturale en cours.
Sous l’œil des critiques : Astruc, Duranty et la genèse de l’impressionnisme
GHIBAUDO, LETIZIA
2024/2025
Abstract
Ce mémoire propose de mettre en lumière le rôle essentiel de Zacharie Astruc et Edmond Duranty, deux critiques d’art peu étudiés, dans un moment charnière de l’histoire artistique du XIXᵉ siècle : la période où le nouveau courant impressionniste émerge et s’impose progressivement aux côtés du réalisme, gagnant en reconnaissance. À une époque où le Salon, institution vacillante, devient le symptôme d’un art en crise, engourdi par les conventions et soumis à l’académisme, Astruc et Duranty s’attachent à repérer, au sein de la production contemporaine, les signes encore hésitants mais prometteurs d’un art en devenir. Leur critique, loin de se limiter à la description, participe activement à la reconnaissance d’un nouveau regard sur le monde, porté par des artistes que le public peine encore à reconnaître. Dans cette transition, leur posture sensible et réceptive révèle une conception renouvelée de l’art : une peinture moderne, affranchie des normes académiques, plus libre, vivante, attentive à la sensation, à la vérité de la représentation, à la beauté du quotidien. Leurs textes témoignent de l’élan d’une génération en quête d’un langage critique à la mesure des formes nouvelles qui s’imposent. Écrire sur la peinture, pour eux, revient à traduire par les mots ce que l’œil perçoit et ce que l’image ne peut dire seule. Entre littérature et arts visuels s’esquisse ainsi un espace d’échange fécond, où la critique devient le miroir d’une évolution picturale en cours.File | Dimensione | Formato | |
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https://hdl.handle.net/20.500.14247/25763